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amianteamiante
tout savoir sur l'amiante (FAQ)

Documentation

Textes de lois
- Décret 96-97 du 7/02/1996
- Arrêté du 28/11/1997
- Arrêté du 15/01/1998
- Arrêté du 21/12/1998
- Arrêté du 30/12/1999
- Arrêté du 25/04/2000
- Décret 2001-840 du 13/09/2001
- Annexe au décret  2001-840 du 13/09/2001

Dossiers

- L'amiante, un matériau à risques
- Un nouveau décret amiante (13/09/2001) - des obligations renforcées pour les propriétaires

Questions fréquentes

-

Tout savoir sur l'amiante

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remonter Qu'est-ce que l'amiante ?

Amiante est un terme générique qui recouvre une variété de silicates formés naturellement au cours du métamorphisme des roches. Une opération mécanique appropriée transforme ces silicates en fibres minérales utilisables industriellement.
On distingue deux familles minéralogiques :
- le chrysotile (famille des serpentines) ou amiante blanc, qui représente la majeure partie de l'amiante industriel,
- les amphiboles qui comprennent 5 espèces: anthophyllite, amosite, crocidolite (amiante bleu), actinolite et trémolite.

Certaines propriétés physiques et chimiques ont fait l'intérêt des fibres d'amiante :
- résistance au feu,
- capacités d'isolation,
- résistance aux agressions chimiques,
- résistance mécanique élevée à la traction.


remonter Quels sont les secteurs d'activités qui utilisent l'amiante ?

Le secteur de la construction, pour la construction des bâtiments :

amiante, ciment, dalles de revêtement de sol, produits isolants ou ignifuges pour le calorifugeage des chaudières, tuyaux, et autres installations thermiques, cloisons, portes et clapets coupe-feu, produits isolants divers, etc.

L'amiante est aussi utilisée pour le flocage destiné à accroître la résistance au feu des structures ou améliorer l'isolation phonique ou acoustique. Le flocage est la réalisation d'un revêtement mou, duveteux, par projection et collage d'un enchevêtrement de fibres agglomérées par un fiant (ciment, plâtre ... ). 

De très nombreux secteurs d'activité ont recours à l'amiante (cartons et papiers, textiles, joints, garnitures de frein et embrayage, objets moulés et calorifugés, etc.).


remonter Comment peut-on mesurer la quantité de fibres d'amiante présentes dans l'air?

La concentration de fibres d'amiante dans l'air est généralement comptée en fibres par litre d'air (FA). En multipliant par 1000, on retrouve un nombre de fibres par litre. Dans les comptages, ne sont retenues que les fibres dont les longueurs sont supérieures à 5 microns, les diamètres inférieurs à 3 microns et dont le diamètre est au moins trois fois plus fin que la longueur.
Si les techniques de prélèvement d'air et de comptage des fibres sont relativement au point, l'interprétation des résultats est beaucoup plus délicate en raison des conditions : présence et activité de personnes, fonctionnement de machines, vibrations, courant d'air, humidité ... ). Il faut donc toujours préciser les conditions dans lesquelles les prélèvements d'air sont effectués.
Pour réaliser ces mesures, diverses méthodes d'analyse sont disponibles mais elles ont pour point commune une pompe qui aspire l'air à analyser pendant un certain temps variant d'une heure à plus de 36 heures selon la méthode retenue, la législation et le problème à étudier .
L'emplacement de l'embout de pompage doit aussi être déterminé avec soin et bon sens. En ce qui concerne les mesures qui sont imposées par des obligations légales, seuls des organismes homologués, dont la liste est publiée au journal Officiel, sont habilités à effectuer les prélèvements et/ou les analyses. Ce n'est pas le cas pour des mesures complémentaires qu'un maître d'ouvrage peut décider pour améliorer la surveillance de ses locaux.
On peut répartir les méthodes en deux grandes catégories :
- Celles qui permettent de définir le nombre et la nature des fibres (amiante ou pas, et si oui quelle variété d'amiante). Ce sont les mesures utilisant la microscopie électronique à transmission analytique (META) dont la précision est très bonne.
- Celles qui ne fournissent que le nombre de fibres sans en déterminer la nature (amiante, céramiques, fibres de verre, cellulose ... ). Ce sont les mesures utilisant la microscopie optique en contraste de phase (MOCP) ou des compteurs de fibres instantanés (FAM : Fibrous Aerosol Monitor).
Les résultats sont toujours rendus avec des marges d'erreur.

Toutes les mesures en microscopie consistent à observer les fibres qui ont été piégées sur des filtres spéciaux disposés dans l'embout des pompes. Les décrets du 7 février 1996 renvoient à l'utilisation de la technique META avec 36 heures de prélèvement pour la protection de la population (décret Santé) et MOCP avec 8 heures de prélèvement pour celle des travailleurs de l'amiante (décret Travail).

Avec un niveau de qualité équivalent à la microscopie optique, il est aussi possible d'utiliser un appareil de mesure portable et quasi instantané, qui utilise un laser pour effectuer le comptage des fibres. Il permet en temps réel d'avoir une idée du niveau de pollution en fibres, y compris en fibres d'amiante.
Leur inconvénient majeur est que, comme pour les méthodes de type microscopie optique, l'appareil compte les fibres quelle qu'en soit la nature. Les appareils de ce type sont munis de dispositifs qui permettent de ne prendre en compte que les fibres dont les tailles sont entre certaines limites, par exemple plus de 3 microns de longueur et d'un diamètre au moins trois fois inférieur à leur longueur. Ils ne comptent pas les autres poussières.
La reconnaissance se faisant sur la forme, il ne peut être question comme avec les mesures en microscopie optique, de détecter la nature de la fibre (amiante ou non).
Il est aussi intéressant dans certains cas de procéder à des frottis sur certaines surfaces ou à des prélèvements de matériaux douteux pour déterminer s'il y a de l'amiante et quelles variétés sont présentes.
Pour ces recherches dans les matériaux et non pas dans l'air, il est alors fait appel à de la microscopie optique en lumière polarisée (MOP) ou à de la microscopie électronique à transmission analytique (META).


remonter Quels sont les effets sur la santé de l'exposition a l'amiante ?

L'exposition à l'amiante est associée à plusieurs maladies humaines :
- des atteintes pleurales non cancéreuses telles que plaques pleurales (calcifiées ou non), épaississements pleuraux diffus, pleurésies bénignes,
- une fibrose pulmonaire : l'asbestose,
- des cancers broncho-pulmonaires primitifs,
- un cancer primitif de la plèvre ou mésothéliome pleural,
- d'autres mésothéliomes (du péritoine, du péricarde),
- d'autres cancers (larynx, cancers digestifs et uro-génitaux).


remonter Doit-on faire contrôler son appartement ou sa maison pour détecter la présence d'amiante ?

Tous les immeubles collectifs, qu'ils appartiennent à des personnes privées ou publiques, sont soumis aux règles relatives à la protection de la population contre les risques sanitaires liés à une exposition à l'amiante. Seules les maisons individuelles ne comportant qu'un seul logement sont dispensées de ces mesures.

Le propriétaire doit faire rechercher la présence de calorifugeages, de flocages et de faux plafonds contenant de l'amiante dans ses immeubles.

Ces opérations doivent être réalisées avant les dates limites rappelées dans le tableau ci-dessous :

Date de construction des immeubles Date limite pour établir le diagnostic
Avant le 1er janvier 1950 (calorifugeages et flocages) 31 décembre 1999
Entre le 1er janvier 1950 et le 1er janvier 1980 (calorifugeages et flocages) 31 décembre 1998
Entre le 1er janvier 1980 et le 28 juillet 1996 (calorifugeages) 31 décembre 1999
Avant le 1er juillet 1997(faux plafonds) 31 décembre 1999

Dans tous les cas, les propriétaires doivent mettre les résultats de ces différents contrôles à la disposition des occupants de l'immeuble, des entreprises amenées à y effectuer des travaux et des agents de la santé publique.

En cas de présence d'amiante, ils doivent :

- faire vérifier l'état de la conservation des matériaux par un technicien de la construction;

- procéder aux mesures appropriées: contrôles périodiques, surveillance de l'empoussièrement, travaux qui doivent être réalisés dans l'année qui suit le contrôle ;

Sachez que les propriétaires qui ne respectent pas ces obligations s'exposent à des amendes.

Dans les immeubles en copropriété, cette obligation pèse sur les copropriétaires mais en pratique, c'est au syndic qu'il incombera d'assurer l'exécution de ces obligations. Il faudra au préalable avoir obtenu l'accord de l'assemblée générale par un vote à la majorité des voix de tous les copropriétaires.